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A
savoir absolument pour ne pas être perdu !
Avant de partir | Sur place | Après
le retour
Vaccinations : aucune n'est obligatoire, mais il est bon d'être à jour. Typhoïde et Hépatite B sont conseillées.
Santé
: Etre en bonne santé. Pollution, fatigue, maladies diverses (malaria,
tuberculose, maladies de peau, ...) sont courantes dans les Centres, mais il
semble qu'elles ne touchent que les personnes faibles. Il n'est pas à
négliger de faire attention néanmoins ! Voir les pages "volontaires".
Prévoir une petite pharmacie personnelle : Ercefuryl pour stabiliser
votre ventre à la nouvelle alimentation, Smecta, Arestal si diarrhées
(assez fréquent à cause du changement d'alimentation principalement),
Vogalène pour les nausées, Aspirine pour la fièvre, ...
voir avec votre médecin les petites choses essentielles.
Pansements, désinfectants, "eau salée" pour nettoyer
le nez à cause de la pollution, ... Savarine ou assimilé pour
le paludisme. Bien que ce soit une zone II, il est conseillé d'en prendre
... si vous la supportez !
Pour ceux qui portent des lunettes, prévoir la casse !...
Passeport : A jour et valable la durée de votre séjour.
Avion : La plus part des vols vont à Londres en général; certains partent directement de Paris, Toulouse ... avec parfois escales à Amsterdam ou Amman en Jordanie, Bombay (Mumbai), de là vous aurez un vol pour Calcutta, ou sinon escales ou arrivée à Dehli ou Bombay, mais Calcutta n'est pas à côté ! Le billet raisonnable, aller-retour, taxe d'aéroport comprise, se situe autour de 700 €uros (+ ou -) avec British Airways, plus ou moins 50 €. Les vols à 1000 €uros ou plus sont excessifs. La saison d'été, bien que ce soit la pleine mousson, est très prisée à cause des vacances : donc tarifs plus chers, vers 800 à 900 €uros ! Renseignez-vous bien 2 ou 3 mois à l'avance pour avoir des prix ! Prévoyez une 10ne d'heures de vol Londres-Calcutta. Selon votre région, les vols pour Londres sont plus ou moins faciles à obtenir et plus ou moins coûteux. Prévoir peut-être de partir de l'étranger (pour nous qui sommes à la frontière espagnole, Barcelone est plus avantageux que Toulouse et moins cher. 200 € de plus depuis Toulouse !) Adressez-vous à une agence, souvent elle trouve les meilleurs vols et les moins chers que vous. A moins qu'internet soit votre prédilection, mais attention aux vols foireux, alléchants mais pas sûrs !
Visa
: s'adresser à l'Ambassade de l'Inde pour un visa de 6 mois maxi. Vous
pouvez déjà préparer votre dossier via Internet à
l'adresse de l'Ambassade : http://www.amb-inde.fr/french/index_fr.html
Puis vous allez à l'Ambassade à Paris ouverte uniquement le matin
de 9h30 à 10h30 !!!!!!! pour déposer votre passeport et
les documents demandés. Prévoyez d'y être dés 7h
ou 8h du matin, queue à l'extérieur de pluieurs heures parfois.
Vous prenez un ticket de passage. Prévoyez de payer le visa de 50€
en liquide !!!! Vous retournez chercher le passeport et le visa le lendemeian
ou surlendemain après midi entre 16h et 17h !!!! avec votre reçu
délivré la veille.
Cas à prévoir : Si vous allez en Inde pour 6 mois, par exemple
du 25 du mois de janvier et que vous allez à l'Ambassade le 14, sachez
que le visa sera daté du 14 et il sera valide pour 6 mois, donc jusqu'au
14 juin. Si vous avez votre avion le 20 juin, vous n'avez plus de visa valable
pendant 6 jours ! On peut le renouveler en sortant de l'Inde, soit en faisant
une prolongation de quelques jours sur place, mais c'est compliqué (j'ai
jamais testé !) Si vous devez rester plus de 6 mois, il vous faudra sortir
du pays et le faire prolonger de 6 mois de plus. (Certains vont au Bangladesh
(le plus près de Calcutta mais rien à y faire le temps d'attendre
le visa et pas toujours autorisé, d'autres en profitent pour voyager
une semaine ou plus en allant au Népal (Kathmandou), au Sri Lanka ou
à Bangkok, ...)
En France, des agences s'occupent de porter votre passeport à l'Ambassade
pour vous, si vous n'habitez pas Paris. Bien pratique ! Action-visas.com
ou Homevisas.com
: vous imprimez sur le net le formulaire pour l'Ambassade, vous envoyez le tout
avec votre passeport et votre chèque, et ils vous renvoient le tout.
N'oubliez pas 2 photos d'identité et de bien remplir vos formulaires.
50 €uros de visa + frais de port et/ou supplément agence d'environ
30€ (se renseigner sur les sites web). (tarifs en mars 2007) Prévoir
de le faire faire 1 mois avant de partir, l'ambassade fait trainer jusqu'au
départ. Envoyez en recommandé avec accusé de réception
pour savoir s'ils l'ont reçu (vous pouvez téléphoner aussi
ou faire un mail). Une semaine avant le départ, si vous n'avez toujours
pas votre passeport, renseignez-vous, il peut y avoir eu une perte un oubli.
C'est déjà arrivé.
Le sac
à dos : Il est préférable de prendre un sac à
dos plutôt qu'une valise (ou des valises !!!). N'emportez que le nécessaire,
vous n'allez pas sous les tropiques version bungalows et piscine, plages et
hôtel de luxe. C'est toujours les tropiques et les cocotiers, mais la
grande ville, la pollution, la chaleur parfois écrasante, le service
dans les centres pour malades, handicapés ou orphelins. Les tenues de
soirées sont plutôt rares, mais si vous voulez vous habiller correctement
le soir, prévoyez un minimum simple. Pensez que sur place il est facile
de trouver de très belles choses, et même des vètements
agréables comme chemises, pantalons, ... pour très peu cher !
Prenez des affaires légères (sandales passe-partout, bermuda (2
ou 3 suffisent), tee-shirts (2 ou 3 aussi). Déconseillé, le tricot
de peau ou le débardeur ! Bien que les hommes dans la rue ont pour costume
le "marcel indien", les soeurs Missionnaires de la Charité
ont décidées de le proscrire pour les femmes comme pour les hommes.
Tenue correcte oblige, à l'extérieur comme à l'intérieur
des centres. Un indien en débardeur ce n'est pas un occidental en débardeur
! Pour les femmes, oubliez totalement la tenue sexy ou "déshabillée",
le décolleté plongeant et même les épaules nues (bras
oui !), robes courtes, mini-jupes, bref tout ce qui peut être provoquant
pour un indien qui n'est pas de notre société ! La femme occidentale
est très mal considérée par les indiens, ils la considère
par principe comme vulgaire, sans moeurs honnêtes. Mesdames, ne vous étonnez
pas d'être bousculé plus que d'habitude par les hommes sur les
trottoirs, ou d'avoir des mains baladeuses intentionnées ! Pour la mousson
(juillet-août) prévoir un mini-parapluie pour circuler sans être
trempé jusqu'aux os en 2 mn !
Pour ce qui est des petites choses à avoir dans vos affaires : une brosse
dure pour nettoyer vos pieds le soir (la saleté est particulièrement
tenace dans les rues) et une crême surtout pour assouplir la peau du talon,
un produit pour désinfecter au cas où vous auriez une coupure
(surtout aux mains ou aux pieds), des pansements, des médicaments contre
la diarrhée (souvent), le mal au ventre, la fièvre.
Savons, reminéralisation, ... sont faciles à trouver sur place,
à moins que vous ne pouviez vous passer de votre marque préférée
(et plus chère sûrement !), papier toilette facile à trouver
dans Sudder Street, mais pensez qu'ils n'en utilisent pas eux-mêmes !
Le duvet est un peu chaud pour le climat, pensez qu'il fait jusqu'à 40°
en Mai/Juin, mais qu'en plein hiver Décembre/Janvier il fait 25°
la journée, 15° la nuit, parfois moins. Le mieux est un "sac
à viande", simple drap léger. Moi j'ai acheté à
Décathlon un drap pour les zones tropicales (pour le camping en fait),
et c'était parfait en Novembre. Ne comptez pas sur des draps à
l'hôtel ! Vous aurez juste un drap de dessous et une housse d'oreiller.
Argent
: certains emportent tout leur argent liquide en €uros, mais à leurs
risques et périls. Bien que l'Inde soit peut-être un endroit tranquille
(disons plutôt où il y a moins de voleurs) que chez nous, il ne
faut pas tenter le diable ! C'est possible aussi de se faire tout voler. Le
mieux est de partir avec des traveller's chèques en €uros (les dollars
ont le taux beaucoup moins intéressant !!!). Prévoir une carte
bancaire si vous aviez besoin de plus d'argent sur place, mais ne comptez pas
que sur elle, au cas où elle ne fonctionnerait pas ! Prenez un peu de
monnaie en €uros pour un café, un magazine ou autre dans les aéroports,
de toute façon ça peut servir, mais c'est pas vital. Quelques
lires anglaises (vous savez que les Anglais ne sont toujours pas à l'€uros
!) vous permettrons de boire quelque chose en attendant la correspondance à
Londres, au départ. Au fond de la galerie marchande il y a un distributeur
de lires à partir de monnaie euro. Pas vu au retour, ce n'est pas le
même terminal ! Attention, les prix aéroports sont allucinants
!
Sur place vous aurez besoin en gros de 250 à 300 Roupies par jour (5
à 6 €uros), mais on peut faire moins, ... comme beaucoup plus si
vous allez dans des grands hôtels, mangez dans des restos plus chers,
faites des courses tous les jours, prenez des transports genres taxis ou rickshaws,
etc... (voir rubrique "sur place !")
La question fondamentale ! : Pourquoi partez-vous ? Humanitaire, service, curiosité, tourisme, ras le bol, régler des choses, un peu tout ..., et pourquoi je n'irais pas ?
Sachez que
si vous allez chez Mère Teresa, vous serez accueilli tel que vous êtes
(du moment que vous ne faites pas scandale). Mais par expérience, je
vous conseillerais :
- humanitaire ? il y a d'autres lieux mieux adaptés que les Missionnaires
de la Charité pour ça ! Vous risquez d'y trouver des attitudes
révoltantes, de l'hygiène peut orthodoxe, des règles déroutantes,
un humanisme peut-être trop "religieux", pas de projets constructifs
à long terme, ...etc
- aller servir
les pauvres ? on y va aussi pour ça, c'est évident, donner un
coup de mains. Mais ce qui est le plus déroutant, c'est quand les soeurs
vous disent : "on n'a pas besoin de vous !" Forcément ça
remet les choses à leur place ! Alors pourquoi on est là ? "Venez,
mais nous n'avons pas besoin de votre aide". Les soeurs n'ont pas attendu
les volontaires pour faire tourner les centres. Accueillir par contre fut une
priorité de Mère Teresa, pour donner à tous la possibilité
de toucher les pauvres, donner directement de la main à la main, plutôt
qu'envoyer un chèque. Les pauvres ont besoin aussi d'amour et d'attention.
Servir n'est donc pas l'essentiel, être proche d'eux peut-être un
peu plus.
-
curiosité ? Allez voir, mais si vous ne rentrez pas dans la démarche
des soeurs, vous ressortirez vite ! Comme Calcutta en général,
on adore ou on part en courant. Prévoyez alors d'aller ailleurs, le voyage
coûte cher juste pour regarder un après-midi !
- tourisme ? Certains passent par Calcutta et viennent voir les "fameux
centres de Mère Teresa". Je ne sais pas si c'est utile d'y travailler
un jour ou deux en passant. Vous trouverez ça dur, vous n'aurez pas le
temps de découvrir. Restez touriste, mais à Calcutta vous n'aurez
pas grand chose à faire.
- ras le bol ? Votre vie vous ennuie, vous avez le désir irrésistible
d'envoyer tout balader, de trouver de nouvelles valeurs, aller à l'essentiel
? Ne vous inquiétez pas, on y va tous un peu pour ça aussi. Mais
ne croyez pas y régler vos problèmes. Un temps de pause ne fait
pas de mal, une remise à l'heure des pendules, découvrir d'autres
valeurs essentielles, une spiritualité de vie qui suinte de ce pays !
N'allez pas chez les Missionnaires de la Charité que pour ça,
voyez plus loin ce que vous y cherchez !!!!
- régler des problèmes de vie ? Séparation, boulot, famille,
bêtises, ... et tout ce qui encombre votre vie au quotidien. Ce n'est
pas parce que vous irez à l'autre bout du monde en fuyant vos soucis,
qu'ils seront réglés, ils vont vous rattraper, matériellement
ou dans votre tête. Pas bon du tout, donc, d'aller là-bas pour
ça. Attendez de trouver d'autres raisons plus positives. Les pauvres
de Calcutta ont d'autres soucis plus importants à gérer au quotidien
que de porter et subir les vôtres !
- un peu tout, quoi ? On a tous une case fêlée, et pour aller à
Calcutta il faut forcément être estropié ou avoir un oeil
de travers. On ne va pas à Calcutta que si on est parfait, en paix avec
soit-même, voulant tout donner pour ces pauvres, donner tout son amour
sans penser à soi, être l'ange blanc qui va porter le salut à
ces "pauvres- pauvres" ! Ça ne vous rappelle pas un air colonialiste,
ça, à vous ?
Alors pourquoi il faut y aller ? Il n'y a que vous qui le savez, et si vous vous sentez attiré comme un aimant à Calcutta sans savoir pourquoi, c'est que vous avez peut-être la bonne raison d'y aller ! On n'y va pas pour soit d'abord, ni pour "aider" les pauvres. Ça c'est pour les ONG et il y en a plein à Calcutta. Chez les Missionnaires de la Charité on y va pour "toucher les pauvres" comme dit Mère Teresa. Vous allez rassasier une soif d'amour ! Celle des pauvres qui, même s'il n'y a plus grand chose à faire, ont besoin d'exister en tant qu'hommes, femmes, ne serait-ce qu'un instant avant de mourir. Il y a aussi votre propre soif d'amour, et c'est le lieu où on vous demande la permission de vous aimer !!!! Et ce sont les pauvres qui veulent vous aimer, ceux qui n'ont quasiment jamais cet amour, veulent le donner à vous, laissez-leur la possibilité de le faire, S.V.P. ! Et puis, pour les croyants, il y a ce "j'ai soif" de Jésus sur la croix que Mère Teresa a affiché à côté des crucifix de tous les Centres. Dieu à soif de notre amour, les pauvres nous l'apprennent. Nous sommes aimés de Dieu.
Qu'est-ce qui peut vous empêcher de partir ? Pas de passeport valide, pas de visa à temps, une maladie. Vous direz peut-être : "Ah, aider les pauvres, se sentir utile ! Je peux tout faire, c'est mon rêve, ... mais il y a des choses que je ne supporterais pas ...". Problème, s'il y a un "mais ...". Car il y a aussi des choses à mettre de côté obligatoirement avant de partir : peur des petites bêtes (cafards, rats, corbeaux, chiens galeux, ...), peur des maladies (tuberculose, malaria ...), horreur des plaies infectées, de voir des enfants handicapés, de voir des gens qui dorment dans la rue ... être exigeant sur la propreté, l'hygiène, avoir un certain confort (pour dormir, le silence, se balader, aller dans les cafés ou les boîtes de nuit, voyager confortablement), ... etc, etc, etc. Enfin vous voyez de quoi je veux parler ! Alors si vous entrez dans ces catégories ... alors n'y allez pas, car vous serez confronté à tout cela. Faites de l'humanitaire sur la Côte d'Azur ou à la porte de chez Maxim's, mais n'allez pas à Calcutta ! Si ces petits inconvénients "épidermiques" ne vous rassurent pas, sachez qu'à Calcutta vous serez étonné de voir des murs entiers de votre personnalité s'éfondrer et vous montrer que finalement vous n'étiez pas tant que ça, peureux, timide, fainéant, émotif, ... et vous rencontrerez un nouvel être : vous-même. Vous verrez, c'est impressionnant !
| A voir et à lire avant de partir :
|
Sur place
Aéroport de Calcutta :
A l'arrivée, il vous faudra passer aux guichets de l'immigration. Hall
minable où l'accueil n'est pas au mieux. Chaleur moite, attente. Pourtant
l'aéroport côté départ est beaucoup plus agréable,
curieuse façon d'accueillir le touriste ! Prenez un papier spécial
étranger et remplissez-le dans la file d'attente, ça fait gagner
du temps, à moins que vous ne l'ayez rempli dans l'avion. Pour ce qui
est de l'hôtel où vous descendez (ils le réclament partout,
même quand vous changez d'hôtel, de quel endroit vous venez et où
vous allez !), si vous ne savez pas, marquez Hôtel Maria, Sudder Street
par exemple. De toute façon, libre à vous d'aller dans l'hôtel
que vous voulez ensuite. Précisez que vous êtes là en touriste,
ne marquez pas "humanitaire" ou "mère teresa", ce
n'est pas forcément bien vue, de toute façon vous n'êtes
pas là pour faire du commerce ou de la politique !
Changez quelques Roupies pour le taxi au moins, guichet avant de sortir
de l'aéroport. 1 €uro = 54 Roupies en gros. Prévoir par exemple
500 Rps (10 €uros)
Si on vous propose un petit verre de "chay" en sortant de l'aéroport,
c'est 10 Rps maxi, on peut en trouver à 3 Rps. Ne faites pas comme Marie
qui l'a payé 50 Rps !!!! A Calcutta-ville ça coûte 3 Rps.
A savoir, les non-voyageurs ne peuvent pas entrer dans le hall de l'aéroport,
n'attendez pas un ami à l'intèrieur, il risque de vous voir passer
50 fois sans pouvoir se signaler à vous.
Pour le taxi jusqu'en ville (à Mother-House ou à Sudder Street)
demandez 200 Rps, éventuellement allez jusqu'à 250 mais pas plus
! Bus, métro, rickshaws ? Il n'y en a pas à l'aéroport
et vous êtes à 17 kms du centre. Donc, pas le choix, à moins
que vous ne vouliez marcher 2 kms pour trouver la première gare de bus
dans le quartier de Dum Dum ...
Où
aller dans Calcutta ?
Vous arrivez en pleine nuit (vers 2 ou 3h du matin), prenez un taxi pour Calcutta
mais tous les hôtels sont fermés à cette heure là
si vous n'avez pas fait une réservation. Soit vous acceptez n'importe
quel hôtel que le chauffeur de taxi ne va pas manquer de vous proposer,
soit vous dormez à l'aéroport en attendant 6h du matin. Si vous
pouvez, avant de partir, réservez un hôtel par téléphone
à partir de la France pour qu'on vienne vous chercher à l'aéroport.
Vous pouvez toujours en changer le lendemain.
Vous arrivez à Calcutta et sortez de l'aéroport entre 5 ou 6h
du matin :
- soit vous allez directement à Mother House (les indiens connaissent,
c'est la Maison Mère des Missionnaires de la Charité. Sinon dites
Mother Teresa, ils connaissent aussi.) Mais de là, après avoir
dit que vous étiez arrivé ( l'accueil se fait le matin à
7h en général au petit-déjeuner. Voir les pages "volontaires"),
vous ne saurez pas où aller !
- Soit vous reprenez un taxi pour chercher un hôtel.
Si vous arrivez plus tard que 7h, inutile d'aller à Mother
House, il n'y aura personne. Le mieux est d'aller directement depuis l'aéroport
à un hôtel (pour poser ses bagages, peut-être rencontrer
des volontaires qui vous guideront !).
Direction Sudder Street ! C'est la rue principale où il y a la
plus part des hôtels pour touristes. Donc juste après l'immigration,
lorsque vous avez récupéré vos bagages, avant de sortir,
vous pouvez prendre un billet à tarif fixe (pré-payé) pour
un taxi. Si vous prenez un taxi direct dehors, à vous de négocier
avant le départ (toujours avant !!!!), on peut l'avoir pour 250 Rps environ
!
Premier contact avec l'Inde, la voiture ! Vieux tacot des années 50 de
marque indienne, remis sans cesse à neuf à l'indienne, conduite
plus que sportive, vitres ouvertes, essayez de ne pas trop vous angoisser pour
vos bagages dans la malle qui ne ferme pas bien (chaîne ou ficelle) et
rassurez-vous, ce n'est pas encore votre dernière heure (normalement
!). On ne sait pas si le chauffeur à son permis, mais l'entrée
en ville est à celui qui passe le premier, et ce n'est que le début
! Profitez de l'entrée dans Calcutta pour prendre les premiers chocs
visuels et odorants (vaches, mendiants, pauvreté, camions, foule, odeurs,
etc...). BIENVENUE EN INDE !
Vous êtes arrivés ! A gérer de suite :
- faire de la monnaie en Roupies : si vous ne l'avez déjà fait à l'aéroport (il vaut mieux le faire en ville pour de plus grosses sommes !), allez dans un bureau de Change pour convertir quelques Traveller's ou €uros en Roupies. Il y en a plusieurs dans la rue, regardez les taux de changes, prenez le plus avantageux, ça change parfois de l'un à l'autre. En 2005, 1€uro = 57 Roupies en gros, mais l'€uro peut tomber à du 51. Ne changez pas trop d'argent à la fois et portez-le sur vous, avec votre passeport, 10 ou 20 €uros suffiront largement pour l'instant. Sur l'Avenue de Mother House (Bose Road), il y a non loin des soeurs, un distributeur par Carte bancaire. Ça peut servir. Sur Park Street aussi, mais tous ne fonctionnent pas avec nos cartes. Prévoir de laisser 150 ou 200 Rps pour l'hôtel à la prise de la chambre.
- où loger ? A moins de connaître des indiens, le mieux
est d'aller à l'hôtel. N'imaginez pas un hôtel comme sur
la côte d' Azur ou comme dans un Club-Méd. au Maroc. Vous allez
apprendre à vous dépouiller d'un certain nombre d'acquis occidentaux.
Le mieux est d'aller dans la rue principale où il y a la plus part des
hôtels pour touristes : Sudder Street. Si vous avez vu le film "la
Cité de la Joie", le héros débarque dans Sudder Street
au début du film, dans un hôtel de luxe : le Fairlown Hotel. Déconseillé
si vous allez servir au près des plus pauvres, ça fait très
décalé ! Mais une petite pause boisson ou thé n'est pas
mal du tout dans la verdure du jardin !
Donc, les hôtels habituels sont des chambres "single" ou en
dortoirs. Hôtels Paragon, Maria, Modern Lodge, sont les plus courants
dans une ruelle perpendiculaire. A vous de voir. Le coût est de 150 à
200 roupies pour une chambre seule ou à deux, moins pour les dortoirs.
Les prix peuvent être plus ou moins élevés, mais en gros
c'est ça. N'hésitez pas à en faire plusieurs (la rue n'est
pas très longue), à voir les chambres (indispensable) et les prix.
Pensez qu'il n'y a pas d'eau chaude (ou c'est bien rare !), qu'il n'y a pas
forcément une salle de bain ou un wc dans les chambres, les lits sont
le plus souvent des planches ou des plaques métalliques (pas de sommier
à lattes, si c'est ce que vous voulez savoir, pas vu en tout cas), et
les matelas peuvent varier du centimètre d'épaisseur (j'ai testé,
c'est limite) à 10 cm. Amoureux des lits durs, vous êtes des rois
! Ventilateurs quasi obligatoires (ou alors vous êtes dans un hôtel
vraiment pourri), la plus part de l'année, vous les ferez tourner avec
plaisir toute la nuit. Pas forcément de vitres aux fenêtres, les
indiens ne connaissent que très peu, ils font l'effort pour les touristes,
mais pas toujours, c'est surtout pour la pluie à la mousson. Les wc sont
souvent à la turque. La propreté des salles de bains ou des chambres
peut aller du correct au franchement dégueulasse, âme sensibles
s'abstenir ! Mais ce n'est pas parce que vous payerai 800 Rps votre chambre
que ce sera plus propre ! Pas trop le choix, d'où l'intêret d'en
voir plusieurs. Peur des petites bêtes, des cafards, des rats, des fourmis
? Réfléchissez alors avant de partir. C'est rare, mais pas inconnu.
Même si les moustiques ne sont pas en bandes à cause certainement
de la pollution, il y en a quelques uns. Les fourmis minuscules aiment bien
parfois traverser la chambre, il suffit de déplacer le lit pour ne pas
couper leur trajet. Minuscules, mais sacrément voraces, elles piquent
sans ménagement, évitez d'être sur leur passage comme déjà
dit ! Les "petits" cafards (non, je rigole, ils mesurent à
peu près 5 à 7 cm !!!!) se baladent des fois, on en trouve aussi
dans les restaurants ... (j'espère que je ne vous fait pas peur !). Les
rats circulent dans certains endroits, laissez-les passer, mais surveillez les
zones à risque. Autre chose à savoir, les prises électriques
ne sont pas une évidence dans les chambres. Recharger vos batteries de
téléphone, votre mobile, vos piles d'appareil photo, votre rasoir
électrique ... bref plein de choses dont on ne se soucie pas chez nous
.... là, pas de prises. En général on peut les recharger
à l'accueil, mais pas toujours !!! Avantage, ce sont les mêmes
que chez nous, mais ça ne tient pas toujours bien dedans ! A prévoir
dans vos bagages. On vous donnera, non une clé de chambre, mais un "cadenas
de chambre". Le mieux c'est de s'acheter un cadenas perso (il y en a partout
en vente) et de mettre le vôtre, ça vous rassurera. Les hôtels
semblent assez sûrs, on ne vous fait pas le lit le matin ! Jamais entendu
dire qu'il y avait eu des vols, même en dortoirs !
Utilisez votre drap "sac à viande", car on vous donnera comme
seuls draps un drap de dessous et une house d'oreiller, mais pas toujours propre
ou bien souvent à trous ! (Je vous disait qu'il fallait abandonner tous
ces petits trucs d'occidentaux sur l'hygiène, la propreté, la
norme hôtelière ,etc ... !). Pensez qu'ils n'utilisent pas de papier
toilette. Il rigolent même de nous qui en avons besoin ! Un sceau d'eau
est toujours disponible à côté. Si vous ne vous y faites
pas, promenez-vous avec votre papier, il y en a en vente dans Sudder Street
pour les touristes !
Pour les hôtels, il faut payer d'avance en général ou le
jour même. Vous pouvez payer une semaine d'avance, mais soyez sûr
de rester là. Le mieux est de tester un hôtel un ou deux jours,
et s'il vous convient vous pouvez payer quelques jours d'avance. On découvre
parfois, par les autres volontaires, des endroits beaucoup mieux et moins chers.
Le choix des chambres n'est parfois pas possible le jour même, il faut
attendre qu'une se libère, à traquer si nécessaire (à
partir de 10h en général), la demande est grande !
Lorsque vous partez, il faut libérer en général vers 09h
ou 10h. Certains hôtels possèdent des terrasses agréables
où tous les volontaires se retrouvent (par exemple au Paragon) mais cela
veut dire aussi qu'il y a du bruit assez tard, mais c'est très sympa.
Faut choisir !) Salvation Army (l'Armée du Salut) est le lieu le moins
cher, mais tout le monde en dortoir. Quelques rares chambres doubles très
sympas, spacieuses, mais très difficiles à avoir forcément.
Propre, calme, TV dans le salon du haut. Il y aurait un projet pour le remplacer
par un hôtel de luxe, une vrai catastrophe pour beaucoup de volontaires
peu fortunés !!! Peut-être une simple réhabilitation mais
les tarifs risques de monter. Vous constaterez que beaucoup d'indiens dorment
dans la rue, à même le sol. Pratique, le climat le permet, c'est
aussi parce qu'ils n'ont pas les moyens de louer un appartement. La pauvreté
commence là, même si ce n'est pas la pire. Les "dortoirs"
de trottoirs sont très organisés, vous les découvrirez
vers minuit ou tôt le matin. Vous comprenez alors que vous n'êtes
plus en Europe ! et que vous êtes privilégié de dormir à
l'hôtel, vous !
Si vous restez plusieurs mois, il devient interressant de trouver un petit appartement
ou une chambre chez un particulier. Vous paierez moins cher (environ 2000 Rs
le mois pour les moins chers) mais très difficile à trouver. Renseignez-vous
auprès des autres volontaires ou d'indiens si vous en connaissait. Le
centre de Calcutta est assez cher, les quartiers périphériques
beaucoup moins (Kalighat, Dum Dum, Howrah, Tollygunje) mais loins de tout et
de tout le monde !
-
où manger ? Si vous êtes encore attachés à
votre vieille europe, vous avez un certain nombre de petits restos dans la rue
de Sudder Street. Spécialités indiennes, chinoises, mais assez
facile à manger quand on est pas habitué. Si vous voulez goûter
à d'autres spécialités plus locales, d'autres restaurants
vous offriront les plats indiens plus originaux (à manger avec les doigts,
plus épicés ou plus curieux), népalais (goûtez les
momo's !), etc. Enfin, si vous voulez faire comme les indiens et les volontaires
plus "volontaires", la rue est idéale. De petites boutiques
de "cha" (thé indien au lait), de pâtes et de riz assaisonnés,
végétariens ou au "chiken" (poulet), soupes et sortes
de "nems" frits pour pas cher, bordent les trottoirs des petites rues
perpendiculaires, et dans tout Calcutta. Attention, certaines heures sont parfois
plus favorables pour avoir telle ou telle nourriture, les indiens mangent à
des heures bizarres : 16h, 22h ...mais rien n'est fixe !
Dans un restaurant, comptez 50 à 80 roupies votre repas avec un plat
et un dessert. Dans la rue, vous en aurez pour 15 à 20 Rps ! Mais dans
la rue vous n'avez pas de table, vous êtes assis sur un banc en bois ou
sur une pierre le long du caniveau, parfois rien, et vous avez les voitures
qui passent à 10 cm de votre assiette ! Dans les restos, forcément
vous avez une table, une chaise ou un banc, le ventilo et un local fermé.
Mais ne regardez pas les cuisines, vous risquez de préférer la
cuisine directe dans la rue !!!
Vous pouvez manger de la viande dans le quartier musulman tout proche (vous
le traversez quand vous allez à Mother House), le byriani est très
bon, c'est du riz excellent avec des patates et du beef, et pour 15 Rps. C'est
sur, faut pas avoir peur de la viande qui vient forçément des
étals de bouchers que vous avez croisés dans la rue. Si ça
peut vous rassurer, j'en suis pas mort et j'y ai pas attrapé de saloperies
.... mais il suffit d'une fois.
C'est comme pour l'eau, dans ces restos musulmans on vous sert un verre d'eau
(pas minérale). Il semble que ce ne soit pas par là qu'on attrape
la fameuse diarrhée inévitable, mais évitez si possible.
Par forte chaleurs, ne vous passez pas de boire sous prétexte d'eau non
minérale. Vaut-il mieux aller à l'hôpital pour déshydratation
ou pour un mal au ventre qui vient peut-être de la nourriture plutôt
?
-
comment se déplacer ? Certains vous feront de grands discours
sur l'exploitation de ces pauvres "hommes-chevaux" qui tirent leur
rickshaw et d'autres des bus qui ressemblent plus à des boîtes
de sardines à trous qu'à des moyens de transport. Vous êtes
en Inde ou vous n'y êtes pas ! Selon le lieu où vous voulez aller,
plusieurs moyens de locomotion sont disponibles :
- à pied si vous connaissez bien le trajet et le temps que vous avez.
Par exemple, les volontaires qui sont sur Sudder Street vont tous à pied
à Mother House (maison mère des Missionnaires de la Charité).
Compter 15 à 20 mn de marche. Très bien aussi pour découvrir
la vie de la rue ! On arrive à faire 9 à 10 km par jour à
pied si on veut.
- en rickshaw : spécialité de Calcutta, sortes de pouss-pouss
tirés par des indiens. Le rickshaw fait 80 kg environ, avec des roues
de charrettes. En plus d'être pittoresque, c'est le meilleur moyen de
se déplacer en ville quand vous avez un gros sac ou que vous avez tellement
mal aux pieds que vous ne pouvez plus marcher. Déculpabilisez-vous de
l'exploitation, vous les faites manger aussi ! S'ils font ce métier,
c'est qu'ils n'ont rien d'autre ou que ça leur coûterai trop de
conduire un rickshaw à moteur (genre de solex à 3 ou 4 place)
ou à vélo (assez physique aussi. Vous trouverez des familles qui
"campent" sur les trottoirs sous leur bâche et dont l'homme
est conducteur de rickshaw, il dort dessous la nuit. Regardez "la Cité
de la joie", vous saurez de quoi je parle ! Moyen de transport assez cher
pour un petit trajet (40 à 100 Rps) selon la distance ... et le poids
(le vôtre ou celui de vos sacs). Tout est relatif, quand je parle de "cher"
!
- en rickshaw à moteur : pas donné non plus, mais plus rigolo,
vous découvrirez peut-être une facette du "tunning indien"
: lumières clignotantes, musique à fond, décorations bariolées.
Pas mal pour aller vite, si vous n'avez pas peur de la vitesse et de leur conduite.
- taxi : nécessaire quand on arrive de l'aéroport (250 Rps env.),
utile pour transporter plusieurs personnes assez loin. Assez onéreux
aussi. Confort relatif.
- le bus : à prendre absolument pour découvrir le monde de l'Inde.
En ville c'est le transport le plus courant. Flanqués de tôles,
petites fenêtres découpées aux formes indiennes, plancher
pas toujours uniforme (on voit parfois le macadam défiler), côtoyez
les indiens, apprenez à laisser votre place aux dames dans les parties
"ladies", pas réservées mais prévues ! Accrochez
vous bien car la conduite est spéciale, unique, sportive et ... impressionnante.
C'est en général le sport matinal pour aller dans les centres
! N'ayez pas peur, bien que la première fois vous aurez l'impression
que c'est le dernier moment de votre vie ! C'est normal. Pour le tarif, 4 à
5 Rps, difficile à battre.
- le tram : des lignes pas toujours sur les bonnes directions. A tester une
fois. Vous irez à 5 km à l'heure (à pied on va plus vite
!), vous aurez le bruit d'un wagon de marchandise en pleine ville (unique !),
une carcasse de bois, on dirait un jouet, et contrairement aux trams de nos
grandes villes, ici le tram s'arrête chaque fois qu'il y a un bus, une
voiture, un piéton qui lui coupe la route ! Ce qui est relativement fréquent
lorsque vous aurez pris connaissance de la circulation sur les boulevards !
Donc, ne soyez pas pressés, mais pour 2 Rps on ne peut pas demander la
lune !!! Intéressant pour visiter la ville.
- le métro : si, si, il y a un métro à Calcutta ! Son usage
est très intéressant, car il conduit au centre de Kalighat, au
sud de la ville. Réservé aux gens "riches", il ne vous
en coûtera que 4 Rps, la différence se joue parfois à très
peu. Mendiants et indiens mal vêtus sont acceptés dans le métro
mais ne le prennent pas, comme si c'était un endroit qui n'était
pas pour eux !!! Mendier est par contre interdit, donc pas de gens errants dans
le métro ou qui vous ennuient. Pour 4 Rps, pas de quoi s'en passer, mais
si vous étiez à Mother House le matin, il vous faudra prendre
le bus, le métro est à l'autre bout de Sudder Street sur le Maidan
! Intéressant pour revenir de Kalighat à Sudder Street. A savoir,
le métro n'ouvre qu'à 15h le Dimanche ! La ligne fait Nord-Sud.
Vous pouvez prendre le métro pour vous rendre dans les lieux à
visiter : cathédrale et Victoria Mémorial au sud, les temples
Jaïns, le quartier des sculpteurs au nord. Pour le pont d'Howrah il faut
le bus !
Les
habitudes indiennes et les choses à savoir :
Dans la rue, faites attention, vous n'ètes pas à Paris ou même
en Corrèze ! Les indiens ne vivent pas tout à fait comme nous.
A savoir donc, ça aide :
- Petit vocabulaire bengali (50% de la population le parle à Calcutta,
sinon c'est l'hindi ou une des multiples langues de l'Inde)
cliquez ici A voir et à imprimer !
-
les voitures roulent à gauche.
- les piétons aussi, en tout cas j'ai remarqué que si on se croise
à pied à gauche ça passait mieux qu'à droite. Par
contre si vous hésitez, c'est collision à coup sûr !
- n'hésitez pas à marcher sur la rue, faites attention seulement
aux voitures et taxis (klaxons divers), vélos (sonneries diverses aussi,
vous serez surpris des milliers de sons qu'ils inventent pour se différencier
les uns des autres), rickshaws à bras (grelot ou vocal), à moteur
(sonneries électroniques), charrettes (vocal uniquement, mais poussez-vous
vite, c'est lourd !), bus (mais on ne circule pas au milieu des avenues, c'est
pas viable ! On peut traverser en courant.)
- dans les rues et ruelles, vous pouvez marcher normalement, vous vous ferez
certainement bousculé froidement d'un coup de coude, volontaire ou non,
pensez qu'ils ne demandent pas pardon, ce n'est pas dans leur vocabulaire de
politesse habituel ! Ne vous en vexez pas ! Par contre vous pouvez dire ce que
vous pensez si le coup de coude est plus que recherché, surtout pour
les dames occidentales !!!
- sur les boulevards, marchez sur les trottoirs. Sur l'avenue, la vitesse et
la conduite sont impressionnantes. Ça passe ou ça casse ! Ne servez
pas de cible. Traversez rapidement en regardant des deux côtes. Les grandes
avenues sont séparées par des barrières centrales, sûrement
pour éviter qu'on puisse faire demi-tour. Mais dans la journée,
le sens de circulation change par endroits. Ne vous habituez pas à un
seul sens !
- le passage clouté sert de décoration au sol, ne vous y fiez
pas ! Les feux rouges aussi sont pas toujours utilisés pour arrêter
les voitures. Petite anecdote en passant : vous remarquerez que le petit
bonhomme rouge est asexué, alors que le vert est sexué !
- Si vous fréquentez les quartiers plus riches (Park Street par exemple),
les règles ne sont pas les mêmes. Boutiques, gens dans la rue,
voitures modernes, réglementation, feux rouges et passages piétons,
sont en général comme chez nous, vous ne serez plus tout à
fait en Inde. C'est fou comme un peu d'occidentalisation change un monde (mais
pas toujours dans le bon sens !). Pensez que la rue d'à côté
ne fonctionne pas obligatoirement de la même manière.
- les formules de politesse classiques : bonjour, au revoir, pardon, excusez-moi,
s'il vous plait, ... ne sont pas utilisées en général par
les indiens. S'ils le font, c'est par respect pour une personne importante ou
pour des relations d'amitié ou par respect pour vous, occidental qui
en avez l'usage habituel. Vous entendrez par contre souvent le fameux "hello
!" (prononcé "hallo") qui vous est forcément attribué.
Namasté (ou Nomoskar en bengali) est le bonjour hindi, mais vous ne l'entendrez
pas souvent. Les mains jointes pour la salutation est plus usité, mais
c'est quand même un signe de respect. A comparer chez nous avec le lever
du chapeau dans le temps passé. On ne saluait pas n'importe qui comme
ça. Tout cela ne vous empêche pas d'être poli avec eux en
utilisant vos formules occidentales, ils font très bien la différence
entre leur culture et la vôtre !
- Pour dire bonjour le salut main jointe est respectueux. Vous pouvez dire "namasté"
ou "namaskar" qui sont les bonjours indiens (ainsi qu'au revoir !).
- Il faut savoir que OUI se traduit en indien par un geste de la tête
et non par le mot "oui". Ils inclinent sur le côté de
l'épaule (droite ou gauche) pour dire "oui", "d'accord".
Ne croyez pas qu'ils font ça pour se débarrasser de vous ou pour
accepter sans enthousiasme. Vous vous habituerez vite, même si cela est
déconcertant au début. N'attendez donc pas un "oui"
franc ! Pour le non c'est comme chez nous.
- Ne vous habillez pas comme eux, ça fait toujours carnaval ! Un indien
qui porte la chemise longue indienne ou musulmane à un autre look que
si c'est vous. De même le tissus que portent les hommes autour de la taille
(le lungui) à une fonction pratique dans leur travail journalier, mais
sur vous ça ne le fera pas ! Et pourtant il y en a qui le font ! Les
femmes occidentales en sari font un peu décalé, ce n'est pas si
beau que ça sur elles, les femmes indiennes le portent beaucoup mieux.
Préférez le sarwal (chemise longue et pantalon, plus une écharpe)
qui passe nettement mieux. Restez vous-même, même si vous vous adaptez
au climat chaud. N'imitez pas, adaptez vous à votre aise, mais dans des
tenues correctes pour eux ! Tee-shirt et bermudas passent très bien.
Pour les filles, éviter les robes, pour les femmes plus âgées
ça passe. Mais ça ne changera pas le regard méprisant des
indiens sur la femme occidentale, considérée comme une p.... N'ayez
pas peur de faire baba-cool (c'est le pays !), ça passe inaperçu
ici. Pantalons en cotons et chemises avec des "om" ou des écritures
hindis seront très agréables à porter. Evitez les jeans
ou les habits synthétiques : ça colle à la peau et c'est
trop chaud.
- il est d'usage de discuter le prix des choses. Ce n'est pas comme en Afrique,
mais c'est courant de le faire. Par principe vous avez de l'argent, des Dollars.
Ils vous réclament d'office 10 fois plus. Convertis en €uros, vous
vous apercevez que ça ne coûte rien. Ne réfléchissez
pas comme ça ! Adaptez vos achats au pays. Pensez en roupies et non en
€uros. Vous pouvez essayer d'imaginer le prix des choses en le convertissant
en francs. Par exemple un sari à 300 Rs, dites-vous qu'il coûte
en France l'équivalent de 300 Frs, c'est à dire 45 €uros
environ. Si vous vous dites que ça ne fait que 6 €uros, vous n'avez
pas finit de vous faire arnaquer, votre voyage n'est pas pour enrichir l'Inde,
mais pour vivre au milieu d'eux. (la conversion roupies/francs fonctionne assez
bien, mais pas toujours, les produits très chers comme voiture, Cds,
avion, appareils photos, ... sont au tarif occidental d'office, n'espérez
pas des occasions d'acheter moins cher en Inde !).
- le soir (c'est à dire à la tombée de la nuit vers 18h
ou 17h en hiver, nous sommes sous les tropiques !), certaines rues ne sont pas
éclairées. Ce n'est pas une panne, juste une non-nécessité.
Comme les voitures qui n'allument les phares que lorsque c'est utile, ou pour
faire un appel de phare en complément du klaxons. De petites leds bleues
et rouges clignotantes vous persuaderons que les phares servent avant tout de
décoration avant de servir d'éclairage !
- Calcutta est réputé pour ses coupures fréquentes d' électricité.
Toujours surprenant dans une grande ville, lorsque tout le quartier est dans
le noir. S'allument alors de petites bougies dans les commerces, les enfants
jouent avec des feux de bengales (normal, c'est le pays !), ambiance particulières.
Et puis les indiens vont de suite vous rassurer par leur éternel "no
problem" !
- on croise parfois un panneau "interdit de klaxonner". Sachez que
le panneau ne sert à rien ou n'a plus court à Calcutta ou peut-être
n'est pas assez explicite pour indiquer l'interdit. Les klaxons commencent le
matin vers 5h jusqu'au soir 0h ou 1 h du matin, et si possible tous ensemble
et sans arrêt. Le chauffeur à une main sur le volant et l'autre
sur le klaxon, il sert pour dire qu'on est là, qu'on veut passer, que
l'autre gène (ou va bientôt gêner), qu'on arrive, qu'il faut
se pousser et que plus tôt on est avertit, plus vite on dégagera.
Bref, le klaxon sert à tout, il est aux véhicules (tous !) ce
que la respiration est à notre corps, du camion au bus, du tram au taxis,
des voitures au rickshaw, à moteur, à bras ou à vélos.
Il n'y a que les piétons qui ne disent rien.
- à propos, les gens ont l'habitudes de s'interpeller dans la rue (ils
sont un peu méditerranéens). Pour s'appeller il y a des expressions
comme "hé babou" ou "hé boundou" qui veut
dire en gros "hé ami" ou hé mon gars". Il y a aussi
le "hé bay" du musulman pour "hé mon frère".
Ils peuvent aussi s'appeler (ou vous aussi) par un "smac" comme pour
appeler un chien. Ne croyez pas que c'est du dédain, juste un moyen de
faire un bruit qui capte l'attention. Vous aurez aussi certainement des injures
ou des obcénités en hindi, tout en vous faisant croire qu'ils
vous disent bonjour. C'est la chance de ne pas connaître la langue !
- Il est interdit de photographier les ponts (même celui d'Howrah, célèbre
à Calcutta) et le métro. Allez savoir pourquoi, on voit les ponts
de partout, mais évitez de faire des photos sous le nez d'un policier,
ça ne sert à rien de se retrouver au poste avec des policiers
indiens pas commodes.
- les indiens adorent être photographier et ce sont eux qui vous demanderont
de les prendre en photo (même si vous ne voulez pas, faites la photo quand
même, ils se vexent facilement). Mais demandez toujours avant, certains
n'apprécient pas du tout, d'autres vous réclameront des roupies.
Ne faites pas les japonais à tout photographier, sachez ne pas leur voler
leur vie privée ou leur "âme", demandez, ils acceptent
souvent sans problème. Photographier avec un zoom permet de prendre de
superbes scènes, discrètement.
- une remarque : acheter à manger dans la rue et manger tout en marchant
ne passe pas inaperçu. Simple constatation. Un étranger n'est
pas regardé comme une bête curieuse, ils y sont même indifférents,
mais il y a quelques attitudes qui les surprennent, comme manger en marchant
???
- Ne posez pas votre main sur la tête de quelqu'un sans y mettre un sens.
C'est pour eux un geste de bénédiction et certains ne comprennent
pas pourquoi vous le faites. Faites-le par affection, si la personne s'incline
à vos pieds (toucher vos pieds, pour eux est un geste de vénération,
posez vos mains sur leur tête sera alors un signe de protection, de bénédiction).
Si la personne refuse, retirez vous aussitôt, elle ne veut pas !
- les hommes se tiennent souvent par la main dans la rue. C'est un geste fraternel,
d'amitié, n'y voyait pas de l'homosexualité. Elle est d'ailleurs
interdite en Inde ! Ne faites pas de même, le sens pour eux pourrait être
vu différemment. Des amis indiens vous prendront le petit doigt peut-être
pour marquer que vous êtes vraiment leur best-friend. Laissez-vous faire,
ça les vexent sinon. Pour les filles, attention, la drague est ouverte
et quasi systématique. Ne vous faites pas abuser.
- ne serrez pas la main à quelqu'un avec la main gauche ou ne
mangez pas avec la main gauche ! Vous risquez de les choquer, car ils
mangent avec les doigts ... de la main droite. La gauche est mise sous la table
ou de côté, car c'est la main qui sert à s'essuyer aux toilettes
!!!! Il n'y a pas de papier aux wc en Inde !
-
lorsqu'on vous proposes une boisson supplémentaire, un cadeau en plus,
un plus quoi, méfiez-vous, il est rare que ce soit un cadeau ... gratuit.
Leur amabilité est très souvent empreinte de commercial. Le total
contient en général l'intégralité de ce qui vous
a été offert. Par contre n'essayez pas de payer à tout
prix ce que l'on vous offre réellement, ils le prennent mal.
- Comme dans les magasins, regarder un certain nombre de produits, ne signifie
pas pour eux "regarder", mais "intéressé",
donc potentiellement "acheteur". Si vous ne faites que regarder et
demander les prix, ne vous étonnez pas qu'ils baissent incroyablement
les prix lorsque vous voulez partir sans rien acheter. A vous de feinter !
- la fin de semaine, les commerçants doivent boucler leur budget, et
ils cherchent à écouler un maximum de marchandise. Ils baissent
alors les prix plus facilement qu'en début de semaine.
- certains fruits sont bon-marché comme les bananes (1 Rps pièce,
elles sont petites !), par contre les pommes sont à 50 Rps le kg car
elles viennent du Rajasthan, vous aurez du mal à descendre le tarif.
- les chiens ne sont pas domestiques à Calcutta. Ce sont des chiens errants,
tous de la même race. Parfois en meute, les plus gros se postent de chaque
côte de la rue. Les chiots sont souvent gardés par les enfants
de la rue, le temps qu'ils grandissent. La gale est leur malheur et certains
chiens n'ont plus un poil sur le dos ! Evitez de les toucher, ils ne comprennent
pas les gestes de la main. Bien qu'ils soient affectueux et remuent la queue
en vous voyant, ne vous y trompez pas, ce sont des animaux sauvages. Quelques
chats errent mais sont parfois domestiqués dans les hôtels. Au
Paragon, par exemple il y avait "quel con" et "dégage",
ce qui vous donne une idée des relations avec les chats ! Les combats
de rue entre chiens sont fréquents, pour une chienne ou pour un territoire,
éviter d'être au milieu ! Les indiens les écartent systématiquement.
- pour ce qui est des animaux dans la rue, ne pas oublier les vaches (assez
peu nombreuses), les géckos, les rats et les corbeaux. Les vaches errent
dans les rues, en liberté, mais parfois elles sont attachées à
une corde. Les géckos ou "guilguiti" en bengali, sont de petits
lézards tropicaux qui chassent les insectes. Assez gros, blancs, ils
circulent dans les chambres d'hôtel, essayez de les oublier, ils chassent
en paix. Les rats ne sortent que la nuit et font les poubelles (nombreuses dans
les rues). On en trouve aussi dans les petits cinémas, parfois un qui
passe dans un restaurant. Il faut s'habituer, que dire d'autre ! Les corbeaux
sont la deuxième source de bruit de la ville. Des millions de corbeaux
coâssent toute la journée, cohabitant avec quelques milans que
les indiens appellent aigles. Les corbeaux sont les ennemis des rats, c'est
ce qui vous les fera peut-être apprécier. La sourdine est souhaitable
bien souvent, Calcutta est une ville fatigante en grande partie pour le bruit
continuel. Le Jardin Botanique est un lieu de silence très recherché.
- l'eau chaude à l'hôtel est une rareté mais dont on se
passe assez bien en raison du climat. A midi, si l'eau est chaude ce sont les
tuyaux qui ont chauffés au soleil. Evitez de consommer une énorme
quantité d'eau, par exemple en lavant beaucoup de linge. Des réservoirs
sur les toits diffusent l'eau dans les maisons, il est possible de vider un
réservoir qui n'est pas plein. Ça m'est arrivé ! L'hiver
(décembre et janvier) vous pouvez demander des seaux d'eau chaude.
Pour boire, ne buvez pas d'eau courante !!!! Les systèmes de purifications
ne sont pas du tout au point, et vous n'imaginez pas la quantité de choses
qui sont versées dans l'Hoogly (le fleuve qui passe à Calcutta).
Dans certains bâtiments, existent des fontaines avec des filtres. A vérifier
! Sinon, achetez de l'eau en bouteille, cachetée, on en trouve un peu
partout. 15 Rps. Demandez-la fraîche, mais sachez que dans 1/2 h elle
sera tiède ! Evitez tout ce qui est fruits découpés au
préalable et qui sont aspergés d'eau, les légumes crus,
les boissons comme le jus de citron où ils rajoutent de l'eau, les fontaines
....etc. Mais un verre d'eau dans un resto indien peut se boire si vous mourrez
de soif.
- l'anglais n'est pas parlé par tous les indiens. Les plus pauvres parlent
leur idiome. Ils connaissent en général quelques mots qui servent
tous les jours en anglais comme : hello, good morning, one rice, my family in
Bangladesh, les nombres en anglais pour vendre... Les mendiants ont des formules
toutes faites et si vous posez des questions en anglais ils vous répondront
yes, yes, mais sans rien comprendre ou en répétant comme des machines
la même phrase. A Calcutta, la langue est le bengali, mais 50% de la population
vient d'autres régions. On trouve entre autre ceux du Bihar, état
voisin où ils parlent l'hindi. Pas toujours de compréhension entre
eux ! Ne vous sentez pas si étranger que ça ! Vous pouvez apprendre
des mots, c'est assez facile, par contre l'écriture...
- pour reconnaître les bus, la direction est indiquée sur l'avant
en haut ou sur les côtés. Mais certains bus sont entièrement
écrits en bengali !!! Repérez le numéro du bus à
défaut, ou demandez votre direction à l'indien de la porte qui
crit les destinations.
A savoir
: de Mother House, le bus pour Kalighat le matin est le n°45B ou le 204
- pour correspondre avec la France : internet, il y a des boutiques un peu partout,
100 Rps les dix heures avec une carte d'abonnement au "Enter-net",
dans une rue perpendiculaire à Sudder Street (rue du Blue Sky). Sinon
20Rps de l'heure ! Attention, toute heure commencée (même de 5mn)
est payée !
Téléphoner est assez simple, il vous en coûtera 60 à
70 Rps pour une 10e de mn pour la France, mais les communications ne fonctionnent
pas tout le temps. Evitez votre portable, ça fait 40 €uros (pas
Roupies, €uros !) environ pour le même temps, surprise au retour
! Les textos sont un peu plus cher qu'en métropole, 30 cts au lieu de
15 cts je crois.
Le courrier postal fonctionne (15 Rps de timbre pour une lettre), mais elle
peut mettre une semaine comme un mois pour arriver ! Et même pas du tout
! A prévoir ! Vous pouvez vous faire envoyer du courrier ou des colis
à votre hôtel si vous savez que vous y restez longtemps ou à
la Maison Mère des soeurs si vous êtes volontaires, elles acceptent.
- A visiter sur place : le Jardin Botanique pour prendre un peu d'air frais
et de silence, le marché aux fleurs sous le pont d'Howrah (le matin),
les monuments anglais si ça vous dit (jardins impeccables, gros bâtiments
colonialistes), le Victoria Memorial et la cathédrale anglicane, les
prairies du Maidan pour souffler un peu sur de l'herbe, le cimetière
anglais du XVIIIe de Park Street, havre de paix dans ce monde de brute !, les
temples Jaïns au nord de la ville et le quartier des sculpteurs, le Muséum
au coin de Sudder Street pour ceux qui aiment la sculpture indienne (le plus
important d'Inde, mais tout le monde n'aime pas les musées !), le Temple
de Kali à Kalighat, poumon hindous de la ville et origine de la ville
(un Centre de Mère Teresa est contre). Donc, pas énormément
de choses à voir en tant que touriste, plutôt des choses ou des
lieux à découvrir en plus des ruelles. Calcutta est un formidable
mélange de l'Inde.
Plus loin, pour ceux qui restent longtemps et qui veulent s'échapper
une semaine ou deux, les Sundarbans, réserve naturelle au Sud de Calcutta
dans le delta au bord de l'océan, Varanasi (Bénarès) à
700 kms environ à l'ouest, Bodhgaya un peu en dessous (où Bouddha
reçut l'illumination), Darjeeling au nord, au pied de l'Himalaya à
700 km aussi, avec la région du Sikkim et le Kenchenjunga, plus haut
sommet d'Inde et 3e au monde. A l'est, le Bangladesh n'offre pas beaucoup d'intéret,
puis les autres destinations (Rajasthan, Agra, Kérala, Goa) sont à
l'autre bout de l'Inde, mais pourquoi pas, c'est peut-être l'occasion,
ou même l'Indonésie pour les plages paradisiaques (bien que le
séisme de fin 2004 ait eu lieu dans ces régions là).
Pour la vie au quotidien pour les volontaires, je vous renvois sur les pages volontaires !
Après le retour en France
Le
choc du retour se fait en débarquant à Londres déjà
ou à Paris. Le climat n'est plus le même, la société
occidentale à pris le dessus sur celle que l'on vient de quitter. Déjà
les 10 heures d'avion ont commencé à remettre notre monde en place
dans notre esprit qui l'avais quitté petit à petit au long du
séjour.
Un léger décalage horaire (4h30 en moins qu'à Calcutta)
vous fera vous réveiller peut-être à 09h30 du matin alors
que vous rêviez de pouvoir dormir jusqu'à midi le lendemain de
votre arrivée (en fait dans votre tête il est bien 5h00 du matin,
comme tous les jours de là-bas !). Par contre à 09h00 du soir
vous serez vraiment claqué, alors que vous avez l'habitude de vous coucher
tard ! (oui, mais il est 01h30 du matin pour Calcutta, alors c'est normal que
le sommeil se fasse sentir, non ?). Il vous faudra quelques jours ou même
une ou deux semaines pour recadrer tout ça et arrêter de penser
tout le temps aux rues de Calcutta, aux odeurs, aux visages, aux regards, ...
bref à tout ce que vous avez vécu.
Après les heures à regarder pour la centième fois les photos,
Calcutta s'éloignera petit à petit. Dommage, me direz-vous ! C'est
vrai que ce ne sont pas des souvenirs de vacances aux Caraïbes. Mais soyez
certains que quelque chose au fond de vous ne s'effacera pas, jamais. Le vécu
si particulier avec les pauvres, avec les soeurs, est si grand, qu'il a imprimé
des valeurs en vous qui sont devenues ineffaçables, elles sont gravées
en vous. Soyez en digne en ne les laissant pas moisir au fond de votre vie,
de votre coeur, mais en essayant de les exploiter là où vous êtes,
aujourd'hui, demain, dans toute votre vie. Et comme je me dis souvent : "souviens-toi
de ce que tu as vécu là-bas, ce n'était pas rien."
Mais c'est plus facile à dire de mettre en pratique, que de le faire
!
Il
y a un énorme décalage entre ce qui a été vécu
à Calcutta, auprès des pauvres, des autres volontaires, de la
culture indienne, et la société occidentale.
L'inconvénient de ce décalage c'est la difficile réintégration
dans ce monde que l'on n'a plus envie de fréquenter. Le passage chez
Mère Teresa est toujours déstabilisant car on y acquiert des valeurs
autres, essentielles, l'urgence de l'amour et de l'attention à l'autre,
le dépouillement des choses matérielles inutiles. Rêver
d'une vie libérée de soucis de choses matérielles, au service
bénévole des autres, est le "piège" de Calcutta.
Outre l'aspect oeuvre-humanitaire, don de soit, qui sont une richesse incomparable,
le danger est d'idéaliser sur la vie au service des autres. Le retour
à la réalité européenne est donc particulièrement
douloureux, éprouvant et déprimant. La plus part des volontaires
souhaitent revenir à Calcutta un jour.
Puis il y a ceux qui ont découvert une vocation et cherchent à
y rester un maximum de temps, y revenir souvent selon les possibilités
financières, familiales. Ces volontaires là se différencient
des autres par un âge plus avancé, une maturité dans la
vie différente, qui leur permettent de le faire. Ce sont ceux que l'on
retrouve régulièrement à Calcutta, qui connaissent les
petits détails de la journée d'un volontaire qui est davantage
intégré à la culture indienne, à Calcutta, au Missionnaires
de la Charité.
Au retour, certains tombent malades le premier mois. Fatigues énormes, rhumes, déprime. C'est normal, c'est le contre-coup de ce qui a été vécu là-bas. 15 jours, 3 semaines, 2 mois, 1 an, on tient le rythme assez bien. Mais aussitôt rentré, les nerfs lâchent, le corps laisse tout aller en vrille ! Cela ne vous étonne pas d'avoir pu regarder de telles blessures à Kalighat sans problème ? D'avoir vécu de rien ou presque, alors que chez vous vous ne pourriez pas vous passer de votre salle de bain hyper propre ou de votre bon fauteuil devant la TV ? Il faut bien que tout cela se gère à un moment donné. Le retour est le choc habituel. Par contre certains reviennent avec des virus ou des maladies contractées là-bas. Il faut voir un médecin pour savoir ce que c'est, vous avez fréquentés des malades de la tuberculose, malaria, maladies de peau, et autres saletés qui vous ont suivies ici. En général rien de très grave en fait, mais qui nécessite un traitement pour reprendre son activité normale.
Et comme disait Charles, un volontaire : et maintenant, à vous de diffuser le virus autour de vous ! (celui de Calcutta).